29/07/2007

La fièvre acheteuse

Vous êtes de plus en plus à acheter sur internet. Il faut se mettre à l'évidence, nous sommes de plus en nombreux à avoir des litiges.


Les comparateurs de prix foisonnent sur le net et vous permettent de trouver l'affaire du siècle, le gadget tant convoité. Sauf qu'il vaut mieux réfléchir avant de se lancer. Le gros problème c'est la manière dont les boutiques traitent les clients.

Envoi d'une référence erronée, attente interminable malgré vos relances pour cause rupture de stock du fournisseur alors que vous avez payé rubis sur ongle, demande de remboursement qui s'éternise, problème de service après-vente, assistance clientèle avec communications téléphoniques surtaxées...

Il suffit de taper "Arnarque nom de la boutique" pour trouver des blogs, des sites de consommateurs qui décrivent le piège dans lesquels sont tombés les consommateurs du web.

Le meilleur conseille est tout d'abord d'aller sur la toile et chercher les cas publiés pour savoir si le site est coutumier du fait. Ensuite il faut se demander si ce qu'on veut acheter est volumineux ou non. Le plus souvent les échanges, SAV ou remboursement vont vous obliger payer les frais de port pour retourner l'objet en question.

En France, la législation vous protège un peu plus que si vous achetiez sur des sites étangers. La vente via internet est assimilée à la vente par correspondance. Vous avez ainsi 7 jours ouvrés pour vous rétracter et annuler la vente. Si vous ne faites pas de lettre recommandée avec accusé de réception vous risquez de grandes déconvenues. Un simple appel ou mail ne suffira pas.

Si l'économie réalisée est minime réfléchissez donc. Si vous ne résistez pas aux sirènes de la cyber consommation, vérifier que le site internet soit une société réelle (enregistrement au registre du commerce), vérifiez si ils ont l'habitude de mal se comporter avec leurs clients (certaines habitudes s'installent).

Si il vous arrive un problème, la première chose à faire est d'appeler le site lorsque c'est possible. Si on vous balade, faites un courrier recommandé accusé de réception pour demander le remboursement, l'échange du produit... Faites de la publicité sur internet de votre souci. Ces sociétés dépensent des fortunes pour faire leur publicité et l'étalage des problèmes refroidient les internautes qui commencent à se méfier.

Faites de la pub autour de vous, le bouche à oreille surtout négatif se propage vite, ne le sous estimez pas. Creez votre blog pour décrire votre histoire, allez sur les sites de consommation ou les sites comparateur de prix pour y poster votre désespoir.

En général, des responsables qualité ou clientèle des différents incriminés s'y pressent pour tenter de trouver une solution. Ils répondent souvent à côté de la plaque mais de temps entemps finissent par faire un geste, voire solutionner le problème sous la pression. Le mot d'ordre est de ne rien lâcher, de faire un maximum de bruit en restant correct dans vos propos sinon vous perdrez de votre crédibilité.

Si vous attendez un remboursement, faites pression auprès du magasin et envoyez un courrier type (de la DGCCRF), une mise en demeure de rembourser selon les délais légaux (30 jours maximum) sous peine d'avoir à payer des pénalité s de retard. Si vraiment la situation est désespérée portez plainte au Tribunal de Commerce de la ville dans laquelle est enregistrée l'entreprise et non pas celle de votre résidence.

Les boutiques connues sont souvent celles qui générent le plus de plaintes: Mistergoodeal, cdiscount ... ne vous croyez pas à l'abri.

Bonne chance, il vous en faudra.

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Conseils pour acheter sur le net:

  1. Vérifier les informations du site (inscription au registre du commerce, adresse, préférer site français pour profiter des lois françaises sinon c'est trop compliqué)
  2. Evaluer la qualité de service du site (appeler le site pour voir si le numéro de téléphone est surtaxé ou non, vérifier que vous puissiez obtenir quelqu'un, renseignez vous sur le produit, sur les modalités de livraison, sur les modalités de SAV... si l'accueil est incorrect, imaginez vous après avoir payé et ayant un problème...)
  3. Vérifier scrupuleusement les garanties du site (paiement via banque connue ou organisme compétent: Caisse Epargne, FIA-NET...)
  4. Vérifier que le paiement s'effectue en mode sécurisé (adresse internet https et non http en haut à coté d'adresse + en bas à droite la présence d'un petit cadenas qui montre que l'opération est sécurisée)
  5. Allez sur internet pour voir si le site "sème" des client malheureux sans s'en préoccuper
  6. Toujours vérifier le contenu de son panier avant de valider (prix, quantités, frais de livraison adresse de livraison) puis une fois validé consulter son compte client (vérifier la facture)
  7. Ne pas vous laisser leurrer par des sites où tout le monde est ravi, c'est extrêment louche. Tous les sites ont des problèmes, le tout est de savoir si la procédure de règlement de ces problèmes se fait intelligement et dans le respect des clients.
  8. Utiliser plusieurs comparateurs de prix. Attention certains comparateurs de prix sont pieds et poings liés avec des sites marchands et ne proposent que ceux qui passe de la pub ou font parti du même groupe. Téléphonez au site pour vous assurer du prix et des conditions, les comprateurs de prix ne sont pas toujours à jour.
  9. Si la remise obtenue par rapport à l'achat dans un magasin conventionnel est très intéressant, certains produits peuvent poser de vrais problèmes (Ecran plat géant... comment le renvoyer en cas de SAV? Si vous devez payer le retour, vous allez payer plus cher en bout de course)
  10. Attention au contre-façons (copie de montres, de lecteur mp3, de médicaments...) appeler la maison mère pour savoir si ils ont une autorisation / licence pour vendre. Si ce n'est pas le cas, laissez tomber, c'est sûrement un faux qui va coûter très cher.

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Lisez donc ces quelques cas pour vous rendre compte de l'ampleur du problème:

- http://misterbaddeal.centerblog.net/

- http://forum.ebuyclub.com/ftopic7852-80.php

- http://www.presence-pc.com/forum/ppc/LeMondeMicro/sujet-relatif-945.htm

- http://www.minefi.gouv.fr/courrierPHP4/formulaire.php?form=litige.htm&ptheme=322 (DGCCRF)



28/07/2007

JENA et l'arbre de la discorde

La Louisiane vient de voir la justice bafouée par une communauté de WASP (White Anglo Saxon Protestant) bien pensante et moralisante.

Jena petite ville de la Louisiane de quelques milliers d'âmes vient de voir se dérouler une affaire sortie tout droit des années peu glorieuses du Klu Klux Klan.

Dans la cour d'une école secondaire, habituée à voir des blancs s'asseoir à l'ombre des branches d'un arbre centenaire, un afro-américain a osé demander si désormais un noir pouvait lui aussi s'y asseoir.

Cette scène ne date pas des années 40 ou 50 mais de l'année dernière. La réponse du collège a été de confirmer qu'il n'y avait aucune raison que ce lieu soit exclusivement blanc.

Cette réponse de l'administration de l'école a été immédiatement suivi de la colère d'une partie de la communauté blanche, attirant la haine et le racisme ordinaire. De jeunes blancs n'ont rien trouvé de mieux que d'accrocher aux branches de l'arbre, le lendemain matin, des cordes.

Bien entendu ce symbole du K.K.K a été vécu par la communauté noire de la petite bourgade comme une réminiscence du passé sudiste haineux et intolérable. Les élèves fautifs sont rapidement démasqués.

Le principal du collège interprète le geste comme une "blague sans importance" et décide avec le conseil d'établissement qu'il est urgent de ne rien décider, même pas l'exclusion temporaire ou définitive. Selon les dirigeant du collège, il s'agirait du blague de potache.

La communauté noire vis l'évènement comme une insulte à son intelligence et réveille dans leur esprit de vieux démons qu'elle croyait appartenir au passé. Le lendemain un groupe de sportif membre de l'équipe de football américain de l'établissement décide de manifester sous l'arbre pour protester du manque de réaction appropriée de l'administration.

Celle-ci commence à comprendre l'erreur de jugement mais persiste dans son attitude et défie les jeunes noirs en leur disant qu'ils feraient mieux de déguerpir sous peine de le regretter amèrement.

La police est appelé dès le lendemain par le collège pour patrouiller et mâter toute manifestation d'opinion sous l'impulsion du procureur blanc du comté qui menace les noirs de représailles terribles. Le journal du coin le Jena Times, calque son article sur la posture de la communauté blanche pour remettre de l'huile sur le feu et désigner l'attitude la communauté noire disproportionnée de la blagounette des braves blancs.

La vie reprend ses droits mais les tensions intercommunautaires sont à leur paroxysme. Les professeurs à majorité blanche furieux de voir des noirs fautifs d'attirer les regards de la presse sur l'évènement décide de défendre les jeunes blancs responsables des actes racistes.

Un incendie éclate quelques jours plus tard et de nombreuses salles de classe sont réduites en cendres. Quelques jours plus tard, un jeune noir qui assistait à une fête se fait rouer de coup par les mêmes jeunes blancs à l'origine des événements. Le jour suivant un jeune blanc ami des blancs à l'origine des évènements, croisant une poignée de jeune noirs, se rue vers sa voiture pour y récupérer une carabine et pointe son arme vers les jeunes noirs. Le blanc est désarmé par ceux-ci, la police intervient pour vol d'arme et voie de fait…

La tension au lycée est alors montée les jours suivants entre les deux communautés. Suit une bagarre sans qu'on sache qui était à l'origine de la rixe. En résulte un jeune blanc au sol. Le procureur de Jena décide d'inculper les jeunes noirs de tentative de meurtre et requiert cent de prison …. Le procureur récidive dans le Jena Times et menace la communauté noire et prévient qu'il demandera l'interprétation la plus dure de la loi pour mater la rébellion noire.

Les jeunes noirs sont immédiatement expulsés de l'école puis inculpés avec une mise en liberté sous caution dont les sommes sont bien trop élevées que les familles issues de milieu modeste, vivants dans des mobile homes ne peuvent assumer.

La justice en juin dernier requiert la prison à vie contre les jeunes pour une bagarre. Ni la contestation d'un jury totalement blanc, ni les circonstances atténuantes du climat de haine installé par les symboles du Klan n'ont été plaidées par l'avocat, inexpérimenté, commis d'office pour défendre le sort des jeunes noirs.

Le procureur propose aux jurés de requalifier les inculpations de tentatives de meurtres à coups et blessures aggravés. Le jury accepte alors que les textes de lois de l'Etat de Louisiane prévoit un minimum de 22 ans pour ce type d'inculpation qui nécessite une arme. Qu'à cela ne tienne, les baskets des jeunes noirs sont qualifiées d'armes.

La justice va devoir trancher prochainement. Le procès parait disproportionné et ne permettra certainement aux jeunes noires de s'en sortir.

Le Jena Times s'en remet aux cieux et conseille à ses lecteurs de se réfugier dans la prière et d'oublier ce fâcheux épisode. Les états du sud n'ont toujours pas tourné le dos à leurs vieux démons...


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